Les enfants paient le prix fort de la crise économique en Grèce

L’agence Reuters fait état d’un signe très inquiétant sur les effets de la crise :

ce sont les enfants qui paient le prix fort !

Pour la Grèce cela est symptomatique, dans ce pays où les liens familiaux étaient traditionnellement forts et ont tendance à se désagréger après des années de récession.
« Dans la crise économique éprouvante, un foyer pour enfants maltraités accepte aujourd’hui ceux dont les parents ne peuvent plus les nourrir», écrit l’agence. 1/4 de la population active est au chômage et 1/4 des enfants vivant dans la pauvreté, selon les données de l’ONU note Reuters, «ce qui oblige les parents à dépendre des grands-parents. Mais les pensions ont été réduites à plusieurs reprises.  »
L’article fait référence au Centre National d’Accueil des Enfants de Kalithéa, qui avait été fondé il y a un siècle pour les orphelins de guerre et « qui est à peine capable de répondre au nombre de parents qui se tournent vers lui pour chercher de l’aide. » Dans l’impossibilité de répondre aux besoins de base, les parents laissent leurs enfants là toute la semaine, continue le rapport.
Iro Zervaki, directrice du Centre, a déclaré qu’au moins 40 enfants sont sur la liste d’attente, un chiffre quatre fois plus élevé qu’il ya deux ans. Au Centre, 25 enfants dorment dans une chambre  » nue  » avec des lits simplement alignés, il manque du personnel et des ressources pour augmenter sa capacité, selon Mme Zervaki. La plupart des places sont pour les enfants victimes de violence.
Des dizaines d’autres enfants, âgés de 2-5 ans, y vont tous les jours. «Nous avons eu des incidents avec les enfants qui ont essayé de partir, d’aller chez leur mère, » précise Mme Zervaki. « Ils ne peuvent pas supporter leur séjour, donc chaque jour ils demandent ‘’ est ce qu’on est vendredi?  » ‘Décrit Anthoula Zarmakoupi, travailleuse social. « Ils savent que leur mère les prendra le week-end, » dit-elle.
Parfois, cependant, même cela est impossible. « Nous avons des enfants dont les parents sont sans-abri, il est donc difficile qu’ils les prennent le week-end, » dit-elle.
De plus, la situation est difficile pour le Centre, dont le financement est tronqué de l’Etat et ne couvre que la moitié des salaires. Le Centre compte sur les dons de nourriture et de vêtements, et Mme Zervaki admet qu’il est difficile de dire s’il sera en mesure de payer les salaires du mois prochain. « les choses ne semblent s’arranger demain. Il faudra quelques années. J’espère pas beaucoup « , dit-elle.

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