Macron dit à Tsipras sa volonté d’alléger la dette grecque

Emmanuel Macron a rappelé lors d’un entretien lundi 22 avec Alexis Tsipras sa volonté de trouver un accord pour alléger le poids de la dette grecque. Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international se réunissent ce lundi pour tenter de trouver un compromis sur un allègement de cette dette, prélude au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide. /Photo d’archives/REUTERS/Tony Gentile Thomson Reuters

PARIS (Reuters) – Emmanuel Macron a rappelé lors d’un entretien lundi avec Alexis Tsipras sa volonté de trouver un accord pour alléger le poids de la dette grecque, a-t-on appris dans l’entourage du président français.

Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international se réunissent ce lundi pour tenter de trouver un compromis sur un allègement de cette dette, prélude au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide.

Les deux parties devront trouver un équilibre entre les exigences du FMI, qui réclame un calendrier et des modalités clairs, et l’Allemagne qui préférerait un accord « seulement si nécessaire », en remettant les détails à plus tard.

« Le président de la République a rappelé sa volonté de trouver un accord prochainement pour alléger dans la durée le poids de la dette grecque », a-t-on souligné après cet entretien téléphonique.

« Telle est la feuille de route du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui participe aujourd’hui à l’Eurogroupe à Bruxelles », a-t-on ajouté.

Lors de ce premier contact entre le nouveau chef de l’Etat et le Premier ministre grec depuis l’élection présidentielle française, les deux dirigeants ont par ailleurs évoqué les sujets de coopération commune et affirmé l’importance de la relation franco-grecque.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

 

 

Et ce  qu’en dit la presse grecque

Revue de presse hellénique du 22 mai 2017

 

En dépit des messages optimistes de la part de la Commission européenne et du gouvernement grec, Berlin a une nouvelle fois provoqué un « retour sur terre brutal» écartant tout espoir pour un accord sur la dette grecque (Le Journal des Rédacteurs, Ta Nea, Skaï TV). Un porte-parole du ministère allemand des finances aurait déclaré au journal allemand Bild que l’Allemagne n’acceptera ni réduction de la dette grecque, ni prolongement des délais de remboursement ni rachat des prêts du FMI par le MES.
Ainsi sous le titre « L’Eurogroupe se réunit, Schäuble décide », Le Journal des Rédacteurs souligne en Une que malgré les pressions exercées sur Berlin par le FMI et les institutions européennes au sujet de la dette, le ministre allemand des finances « pose des obstacles » à la conclusion d’un accord. Selon ce quotidien le scénario le plus probable concernant la réunion de l’Eurogroupe aujourd’hui serait soit un accord sur la dette, soit une « feuille de route » sur les mesures prévoyant la conclusion d’un accord « au plus tard d’ici le 15 juin ».
Ta Nea estime pour sa part que « malgré l’optimisme du gouvernement, l’Eurogroupe d’aujourd’hui ne prendra pas de décision sur l’allégement de la dette, les points de désaccord entre le FMI et l’Allemagne n’étant toujours pas surmontés ». Dans le même esprit, Kathimerini souligne en titre que « les attentes sont faibles» pour un accord sur la dette aujourd’hui lors de la réunion de l’Eurogroupe.

 

 

Pas tous égaux devant l’austérité

Le Courrier 21 mai 2017

Tous les Grecs doivent faire des efforts pour réparer les erreurs du passé. L’antienne est connue: elle ne correspond pourtant aucunement à la réalité. Une étude de l’institut Hans Böckler a démontré que les hausses d’impôts subies par les Grecs entre 2008 et 2013 touchaient très diversement les citoyens. Ainsi, les catégories les plus modestes ont vu leurs prélèvements augmenter de 337% tandis que les riches ne paient que 9% de plus qu’auparavant.

Du côté des revenus, le constat est similaire. Selon les chercheurs, les 10% des Grecs les plus pauvres auraient perdu durant ce laps de temps 86% de leur revenu! Les 30% les plus riches, eux, n’auraient subi qu’une chute de 17% à 20% de leurs rentrées. Des chiffres que les derniers plans d’austérité n’ont certainement fait qu’aggraver.

 

 

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