City Plaza : Non à l’expulsion !

envoyé par Vicky Skoumbi

Signez la pétition pour sauver City Plaza

 

Urgent: Appel à défendre City Plaza, squat de réfugiés à Athènes

Tout d’abord quelques informations qui permettent de comprendre la situation.
Le 17 mai dernier le Procureur a donné l’ordre d’évacuer trois squats à Athènes : City Plaza (hôtel occupé par des réfugiés et des solidaires) et deux autres squats (à Exarchia au 119 rue Zoodochou Pigis « Cat’s spirit / Women’s Squat » et à la périphérie d’Athènes à Haidari, « occupation Papoutsadiko »). L’ordre laissait quinze jours de délai aux occupants avant l’exécution. Il fut diffusé le 7 juin dans la presse et d’après le cnn.gr il s’agit d’un ordre donné à la suite de plaintes déposées par les propriétaires des immeubles en question. Concernant City Plaza et toujours d’après cnn.gr il s’agit du deuxième ordre d’évacuation donné par le procureur.
Le tout fut largement diffusé par des médias de droite, accompagnée par l’information que la propriétaire de City Plaza a déposé plainte contre l’actuel ministre de Protection du citoyen (càd de l’ordre publique) et le chef de police pour manquement à l’obligation d’exécuter l’ordre du procureur. De toute évidence il y a actuellement une campagne dans plusieurs médias pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il évacue City Plaza.
La pétition s’adresse au gouvernement grec pour qu’il défende City Plaza et tous les squats de réfugiés. Il s’agit de contrer les pressions exercées sur le gouvernement pour qu’il donne l’ordre d’évacuation.
Elle est ici : « The Greek Government : Defend City Plaza and all Refugee Squats.”

A signer et à diffuser le plus largement possible!

En vous remerciant tous et toutes de votre solidarité
Bien amicalement à vous
Vicky Skoumbi
Rédactrice en chef de la revue grecque Αλήθεια

 


Grèce : soutenez le centre social Steki

par passeursdhospitalites 10 juin 2017

Souvent des squats ou d’anciens squats, les centres sociaux autogérés s’ouvrent depuis plusieurs années à l’accueil des exilé-e-s, qui participent pleinement à leur fonctionnement. Leur existence est pourtant précaire, et le gouvernement grec a multiplié ces derniers mois les expulsions.
À Thessalonique, le centre social Steki existe depuis 2004, et il est depuis 2009 dans les locaux actuels. Une ancienne dette d’électricité remet en cause sa pérennité, et un appel à soutien circule.
http://keepstekipluggedin.com/fr/
http://keepstekipluggedin.com/fr/how-you-can-help/

https://exilesdanslesbalkans.wordpress.com/2017/06/10/grece-soutenez-le-centre-social-steki/

 


« Je ne peux même plus aider mes enfants »: pas de répit pour les Grecs

|10 juin 2017, 17h54|0

 

« Nous avons perdu l’espoir, nous vivons dans l’angoisse »: pendant les discussions sans fin à Bruxelles sur de nouvelles mesures d’austérité pour son pays, Ermolaos Linardos, enseignant grec retraité, se désespère de ne plus pouvoir aider financièrement ses enfants. Il a subi ces dernières années plusieurs baisses de sa pension. Jusqu’alors, il aidait son fils, père de cinq enfants, et employé à maigre salaire, qui a dû récemment vendre la voiture familiale pour payer ses impôts.
« Avant la crise je pouvais l’aider, mais ma retraite a baissé de 35% et c’est difficile maintenant. Qu’est-ce qu’un grand-père qui ne peut plus aider ses petits-enfants? », se lamente le septuagénaire.
Secrétaire général de la Fédération des retraités du public, Ermolaos Linardos a participé à de nombreuses manifestations récemment contre de nouvelles coupes dictées par les créanciers du pays, en échange du déboursement au compte-gouttes de sommes servant surtout à payer les dettes précédentes à ces mêmes créanciers, le FMI ou la BCE.
Dimos Koumpouris, président de la Fédération des retraités du privé, assure pour sa part que sa retraite annuelle a dégringolé « de 33.000 à 16.000 euros » avec la crise, après 40 ans dans la sidérurgie.

Le Parlement grec a encore adopté vendredi des mesures comme le gel des retraites jusqu’à 2022 ou la restriction des droits des travailleurs du secteur privé.
Le dernier débat en cours dépasse le pays et paralyse la discussion sur l’allègement de l’énorme dette grecque (179% du PIB). Il porte sur la participation du FMI au plan d’aide européen. Si les discussions n’aboutissent pas, le versement d’un prochain prêt destiné à rembourser sept milliards d’euros en juillet s’en trouverait menacé.
Ce sera l’enjeu d’une réunion de l’Eurogroupe jeudi à Luxembourg.
Dimitris Voutsinos, 40 ans, technicien du son, limogé en 2009 d’une radio, travaille depuis essentiellement dans des centres d’appels. Pour lui aussi et pour sa femme lituanienne Alma, au chômage, la retraite de 750 euros de sa mère octogénaire handicapée est « un moyen de subsistance ». Le taux de chômage en Grèce reste le plus élevé de la zone euro, à 22,5% en mars.

Culpabilité

« On ne s’en sort pas sans son aide, et elle se prive d’un assistant médical », regrette Dimitris, qui habite à Athènes un appartement face à celui de sa mère pour pouvoir l’aider.
« Nous ne pouvons rien programmer pour avancer un peu, penser par exemple à avoir un enfant », ajoute Dimitris.
Avec la crise, le taux de fécondité en Grèce est actuellement l’un des plus bas en Europe à (1,30), selon l’institut Eurostat.
« Nous nous limitons aux besoins de base, nous ne partons plus en vacances, nous réfléchissons à deux fois pour acheter des chaussures, il faut qu’elles aillent en toute saison ». Alma, graphiste de profession, voudrait qu’ils aillent en Lituanie où elle espère trouver du travail plus facilement. Mais Dimitris s’inquiète pour sa mère: « Comment la laisser toute seule? »
Environ 427.000 Grecs de 15 à 64 ans ont quitté la Grèce pour travailler à l’étranger depuis 2010, selon une enquête de la Banque de Grèce. C’est selon cette étude « la troisième plus grande vague » d’exode de l’histoire contemporaine du pays, après celles du début du XXe siècle et des années 50-60.
Mais pour Yannis Gkiastas, psychologue, il y a aussi une tendance accrue à « se renfermer sur la famille car les gens n’ont plus confiance dans la société, faute aussi d’un Etat social capable de prendre soin de ses citoyens ». Avec la crise, les prestations sociales et de santé, de tout temps médiocres en Grèce, ont encore empiré.
« Le soutien financier de la famille crée souvent un sentiment de dépendance, qui prive les enfants d’autonomie, les culpabilise en les empêchant de s’éloigner », analyse Yannis Gkiastas. Il cite le cas de jeunes qui auraient la possibilité financière de partir en vacances ou quitter le foyer familial, mais qui « se sentent coupables de laisser leur mère ou leur soeur seules face à leurs propres problèmes ».
AFP
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/je-ne-peux-meme-plus-aider-mes-enfants-pas-de-repit-pour-les-grecs-10-06-2017-7037502.php

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