Les nouvelles…

Si on a un seul vœu à formuler, c’est bien que tout cela s’arrête et qu’on rende enfin au peuple grec sa dignité…

 


6 GRECS SUR 10 PAYENT LEURS SOINS DE LEUR POCHE !

Une enquête récente de HELLAS SANTÉ VII sur un échantillon représentatif de la population grecque adulte en coopération avec le cabinet d’analyse Metron et des services de santé du Centre de recherche de la Faculté de médecine de l’Université d’Athènes démontre que 6 grecs sur 1O payent leurs soins médicaux de leur poche poche, au cours des 12 derniers mois, 2 sur 10 n’ont pas reçu les soins médicaux dont ils ont besoin principalement en raison du coût, de 3 à 10 avait un sérieux problème dans le paiement de leurs médicaments, et chaque citoyen paie 300 euros au cours de l’année de leur poche pour les visites aux médecins et aux examens. L’étude conclue que selon la définition de l’OMS, le « bien-être physique, mental et social » de la population grecque présente une détérioration significative depuis l’année 2010. Le pourcentage des citoyens qui utilise l’aide privée des programmes d’assurance-maladie reste constant à10% et 5% atteint le pourcentage des citoyens qui utilisent des cartes de santé privées.

L’enquête permet de saisir la réalité tragique vécue par les citoyens en ce qui concerne leurs soins de santé, l’échec du secteur public , malgré l’effort de la direction du ministère de la Santé pour l’ accès universel et égal des citoyens aux établissements de santé publics et des médicaments, mais le plus important de tout est qu’il est clairement démontré une fois de plus que les employés payent injustement pendant des années des cotisations sociales sans avoir de possibilité d’aide le jour où ils en ont besoin !

02/01/2018

L’étude complète en grec ici : https://www.nextdeal.gr/…/ere…/Hellas_Health_2017_Report.pdf

 


 

La santé mentale grande perdante de la crise économique

 

 

Neuf ans après le début de la crise économique en Grèce, les messages des marchés, des créanciers et même du gouvernement assurent que tout va mieux. Cela est vrai pour les grands indicateurs mais totalement faux pour le domaine de la santé, en particulier celui des maladies psychiques.

franceinfo Angélique Kourounis Radio France

Cinq des huit asiles psychiatriques du pays ont fermé alors que, justement, à cause de la crise économique, les maladies mentales sont en constante augmentation.

Hausse alarmante des suicides et des dépressions

Les chiffres sont alarmants. Depuis le début de la crise en 2008, le taux de suicide a augmenté de 35%. Celui des dépressions profondes a quadruplé, et même si ces chiffres restent les plus bas d’Europe, la Grèce est le pays de l’Eurozone où ils augmentent le plus vite. « On ne peut pas gérer lorsqu’on a 30% [de budget] de moins », explique le docteur Odysseas Boudouris, ancien député du Syriza, le parti du Premier ministre actuel. Et les conséquences peuvent être dramatiques. « A partir du moment où les gens sont déprimés, ont des maladies psychiatriques, graves ou même moins graves, il est clair que le tissu social fonctionne moins bien. Par conséquent, la société dans son ensemble fonctionne moins bien. L’économie également fonctionne moins bien. Tout fonctionne moins bien, donc c’est un handicap. A partir d’un certain moment, ça peut être un danger », poursuit-il.

Forte proportion d’internements forcés

La santé mentale est la grande perdante de cette crise économique. Dans ce domaine, la Grèce était très en retard. La crise n’a fait qu’aggraver la chose car la pauvrete crée l’exclusion qui entraîne des troubles mentaux et c’est la justice qui intervient. « Dans de nombreux départements, il n’y a pas d’unités psychiatriques dans les hôpitaux, c’est un problème systémique. Et quand il n’y a pas d’aide, le poids sur la famille est trop grand », explique le psychiatre Stellios Stylianidis. Parfois les juges ou les procureurs sont amenés à jouer le rôle d’assistant social.
Les procureurs et juges font office d’assistants sociaux pour trouver des lits dans des asiles. Car si le patient n’y va pas avec la procédure d’internement forcé, il n’y aura pas de lit.

Stellios Stylianidis

Un scénario courant. « Malheureusement, c’est un phénomène qui avec la crise se répand beaucoup ». Là encore, les chiffres sont édifiants : « En France, le pourcentage des internements forcés sur la totalité des internements est de 12,3%, au Portugal, qui est un pays en crise c’est 3,8%. En Grèce, c’est de 65 à 70%. C’est un vrai problème. »

Faible préoccupation des autorités grecques

Le secrétaire général du ministère de la Santé assure que les problèmes psychiatriques en Grèce restent « dans des proportions acceptables » et que vers la mi-janvier l’état des lieux sur la question qu’il a demandé allait être terminé. Manifestement, la santé mentale n’est pas une priorité pour le gouvernement grec.

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/en-direct-du-monde/grece-la-sante-mentale-grande-perdante-de-la-crise-economique_2526181.html

 


 

LA MOITÉ DES GRECS VIVENT GRACE AUX PENSIONS DES PARENTS !

Édifiant, le reportage que vient de publier le journal américain Wall Street Journal qui a interviewé de nombreux jeunes forcés de retourner à la maison familiale pour joindre les deux bouts et qui vivent grâce aux pensions des parents retraités.

Ainsi témoigne, Lumbi Nychas, âgé de 33 ans qui, il y a 2 ans, est revenu dans sa chambre d’enfant, après sa faillite de ses ventes de bijoux. Quelques mois plus tard, il rentra chez lui ainsi que sa sœur, avec son mari et leur fille. Aujourd’hui, tout repose en grande partie sur la pension de leur père âgé de 67 ans.

Comme le décrit le WSJ, le système de retraite en Grèce est devenu un réseau social de facto pour les citoyens les plus vulnérables du pays, avec des millions de personnes âgées qui utilisent leur pension de retraité pour fournir ce qui est nécessaire à leurs familles.

Cette vaste dépendance des pensions explique la douleur ressentie par les Grecs alors que le gouvernement se prépare à présenter une nouvelle série de coupes dans les retraites en 2018 et 2019. Les retraités devraient voir leur pension réduite d’un cinquième, jusqu’à la treizième réduction qui s’appliquera dès le début du protocole d’accord en 2010.

« Étant donné que la société grecque repose en grande partie sur le paiement des pensions, les dépenses consacrées aux retraites sont plus importantes que les autres formes de dépenses sociales qui pourraient être utilisées pour lutter contre les fléaux de l’Europe, tels que la pauvreté, les taux de natalité, l’inégalité des revenus et l’imprévisibilité de la main-d’œuvre pour l’économie d’aujourd’hui « , a indiqué le journal. Il poursuit: « Les pensions en Grèce représentent désormais 17,4% du produit intérieur brut, selon les derniers chiffres du ministère grec du Travail, le taux le plus élevé en Europe. En dépit de coupes successives, les dépenses de retraite en pourcentage du PIB ont atteint leur point culminant de la crise, alors que l’économie du pays a diminué de plus d’un quart « . « Dans les années 1950 et 1960, plus de la moitié des Grecs qui recevaient des pensions n’avaient pas cotisé. Jusqu’en 2011, les coiffeurs, les mannequins et les diffuseurs de recettes de télévision d’Etat occupaient des «emplois lourds et insalubres», pour lesquels une année de cotisation produisait les mêmes avantages que trois années payées par un comptable ou un détaillant » poursuite le Wall Street Journal. Comme il le souligne, l’abandon de telles exagérations crée le sentiment que les Grecs plus âgés, peut-être sans leur propre responsabilité, ont souffert de l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Avec le stress d’attirer les électeurs, les gouvernements ont favorisé la retraite anticipée. « Avec l’effondrement de l’économie grecque et le chômage à 21%, les retraités constituent la principale source de revenus pour la moitié des habitants du pays », note la publication. Il poursuit: « En 2016, la Grèce a octroyé 30 milliards d’euros en pensions, mais moins de 1 milliard d’euros de prestations de chômage, qui n’indemnise que un grec sur trois au chômage… Le pays dépense moins de 2% du PIB pour soutenir les familles, le logement et la lutte contre la pauvreté ». Et comme le conclut le Wall Street Journal, tout ceci rend particulièrement douloureux les réductions de pensions exigées par les créanciers internationaux en Grèce, en particulier après de nombreuses coupes précédentes.

Constant Kaimakis

03/01/2018

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